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Libye : Concernant l’initiation de «Khaled Mechri»

Africa Prospectus _____

Lafi Ali (Ecrivain et Analyste Politique spécialisé dans les affaires africaines)

1- Introduction

Le président du Conseil d’État suprême libyen, «Khaled Al-Mishri», a présenté une initiative politique visant à résoudre la crise libyenne. Selon les partisans, l’initiative comportait d’importantes propositions concrètes pour mettre fin à la guerre et des mesures visant à renforcer la confiance entre les parties au conflit, mais quels sont les avantages et les inconvénients des carences de l’initiative fondée sur la rapidité de la cristallisation et de la soumission?

2- Les points positifs de l’initiative

a- Dans l’ensemble, cette initiative est un guide essentiel et une prise de conscience libyenne de la situation dans le pays d’Omar al-Mukhtar, car dans le contexte de conflit militaire, social et régional, comme en Libye depuis février 2014, La présentation de l’initiative et la diversité de ses thèses sont importantes et convaincues que la solution militaire a été éliminé et que des progrès ont été réalisés sur la voie des solutions politiques, toutes fondées sur l’équilibre des pouvoirs aux niveaux local, régional et international …

b- L’initiative a ignoré la victoire d’un parti aux dépens d’un autre et a voulu faire prévaloir la logique de réunion, ce qui est également la preuve qu’une partie de la tendance islamique en Libye est consciente de la nature des défis et des changements survenus dans la région.
Et que la mentalité de domination n’a pas sa place dans sa vision future, qui semble s’être enracinée dans sa lecture de la scène politique future en Libye …

c- Bien que l’identité intellectuelle et politique du propriétaire de l’initiative soit connue, son texte va au-delà de l’alignement et des préjugés et considère la Libye comme un pays unique où les partis doivent être réunis pour un meilleur avenir pour tous les Libyens, quels que soient leurs partis, leurs régions ou leurs villes.

D – L’initiative est un pas tactique vers une absence apparemment attendue du parti libyen à la Conférence de Berlin, qui se déroulera en deux tours (le 21 novembre pour le premier tour et la mi-décembre de l’année en cours pour le second tour qui se situera au niveau des présidents); C’est un message adressé à la communauté internationale et à la mission de l’ONU, en particulier son chef, Ghassan Salama, que le conflit peut être résolu par le biais d’un dialogue libyen-libyen …

3- Lacunes dans l’initiative

L’initiative semble avoir été formulée à la hâte et a permis de surmonter certaines des lacunes, notamment:

A- L’initiative parle de la continuation des organes existants autres que le Conseil présidentiel qu’elle se propose de reconstituer, ce qui nécessite un amendement constitutionnel conformément à l’article 12 de l’Accord politique, étant donné que l’Accord politique est devenu partie intégrante de la Déclaration constitutionnelle et que les membres du Conseil présidentiel sont nommément désignés. Accord politique.

B- L’amendement susmentionné requiert le consensus de la « Chambre des représentants » et du « Conseil suprême de l’Etat ». Partie II à Tripoli et Partie III en Tunisie)

C- Parler de sa collection et de l’accord des trois parties est un fantasme, et le Conseil d’État suprême n’a pas de législation et n’a pas la capacité de mettre fin à la transition sans consensus avec la Chambre des représentants.

D- L’initiative ne parlait pas des mécanismes de sélection des membres du Conseil présidentiel ni des critères de sélection.
Il sera difficile de choisir le Conseil présidentiel et le Premier ministre uniquement en acceptant, aux normes minimales, leur capacité à traiter avec tous les partis libyens et non pas à les hostiliser, ainsi que la capacité de défendre les intérêts des pays impliqués dans les affaires libyennes …

E- L’initiative ne parlait pas de la situation actuelle avec la scission du Conseil des représentants et de la perturbation de sa compatibilité avec le Conseil d’État suprême dans la législation mettant fin à la période de transition et perturbant ainsi le processus constitutionnel …

F- L’initiative aurait pu contenir une fenêtre de dissolution si l’accord entre le Conseil des représentants et le Conseil suprême de l’Etat ne pouvait pas être atteint dans un délai déterminé, en accordant au président du Conseil présidentiel le droit de légiférer pour mettre fin à la période transitoire par décrets …

G- L’incapacité de la Chambre des députés à faire obstacle à la législation nécessaire au fonctionnement du gouvernement; En cas de panne de la Chambre des représentants, le droit de légiférer par décret sur la base de projets de loi soumis par le Conseil des ministres …

H- Les deux chambres ont été incapables de s’entendre sur la sélection des sept occupants des postes souverains, conformément à l’article 15 de l’accord politique, et ne peuvent donc pas prédire leurs capacités à l’avenir. L’initiative a donc négligé leur mécanisme de sélection …

I – les délais fixés pour les élections sont fictifs, le sang n’a pas encore séché, et le résultat des élections sera donc une nouvelle guerre …

J – Les élections ne seront tenues que lorsque certains critères auront été remplis, notamment la suppression de la haine, en se mettant d’accord sur des projets d’amnistie, de justice transitionnelle et de réconciliation nationale …

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