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Le Maroc vu par des Américains: un “pays accueillant” et peuple “plein de bonté”

Ceux qui ont visité le pavillon du Centre culturel américain (Dar America) dans le cadre de cette manifestation internationale ont constaté de visu des témoignages « chauds » des citoyens US résidant et travaillant au Maroc, qui ont fait l’éloge d’un « pays accueillant » et d’un peuple « plein de bonté », sans oublier d’exprimer leur façon de « rendre la pareille ».

Originaires de différentes villes américaines, ils sont venus au Maroc en tant que professeurs universitaires, diplomates ou attachés culturels, et y ont découvert, de très près, l’originalité des Marocains et contribué à un brassage culturel entre les deux pays qui entretiennent depuis longtemps d’excellentes relations.

Un pays accueillant et un peuple plein de bonté « Pour moi, la culture du Nebraska est une culture chaleureuse, empreinte d’amitié et d’amour, et je pense que la culture du Maroc, un pays où les gens sont très bons, est très similaire à celle du Nebraska », déclare la directrice générale adjointe de la Millennium Challenge Corporation au Maroc (MCC), Carrie Monahan.

Originaire de la ville d’Omaha, au Nebraska, Monahan évoque l’accueil que sa ville et son État réservent aux visiteurs d’autres cultures et d’autres pays, affirmant que « comme la culture du Nebraska, je pense que ma première impression sur la culture marocaine a toujours été l’accueil chaleureux et l’hospitalité des Marocains », qui n’hésitent pas à « m’inviter chez eux, même quand ont se rencontre dans la rue! »

Arrivée en 2004 au Maroc, où elle a travaillé comme enseignante volontaire dans un petit village du Moyen Atlas dans le cadre du Peace corps, Carrie Monahan dit apprécier particulièrement « le sens de l’appartenance » à la communauté. « Et c’est ce qui m’a inspiré le désir de participer au développement international ».

Des similitudes diverses

À son tour, la consule adjointe des États-Unis à Casablanca, Hermila Yifter, indique que ses parents étaient des réfugiés éthiopiens au Soudan avant sa naissance, « ce qui m’a poussée à apprendre l’arabe dès mon plus jeune âge. C’est pour cette raison que j’ai visité le Maroc pour la première fois en 2014 ».

Si cette originaire de Las Vegas admet être loin de chez elle, elle souligne « voir beaucoup de similitudes entre le Maroc et les États-Unis. Autant que les Américains, les Marocains aiment la danse et la musique et savent comment profiter de leur temps, quelque chose qui me rappelle vraiment Las Vegas ».

Pour Hermila, Marrakech, sa ville préférée, est « le Vigas du Maroc ». Les deux villes sont situées dans une zone désertique, les deux sont témoins d’une activité touristique florissante, et les deux diffusent la lumière et la bonne humeur.

De son côté, la directrice adjointe de Dar America à Casablanca, Mary Rodger Martin, qui a vécu à Chicago, la ville jumelée avec Casablanca, estime qu’il existe « de nombreux points communs entre les deux villes. Les deux ont des secteurs industriels solides et une population multiculturelle », ajoutant que la diversité culturelle est « l’un des points forts des deux villes ».

Compte tenu du rôle important des arts dans « une ville cosmopolite comme Casablanca », Dar America a participé à des programmes d’échange culturel entre des artistes, des cinéastes, des musiciens marocains et américains. Elle se rappelle, à cet égard, un artiste peintre muraliste qui s’est rendu, grâce au concours du centre culturel américain, à Chicago où il a créé une murale célébrant le 25e anniversaire de jumelage entre Chicago et Casablanca. Mme Martin se réjouit que ses amis et les membres de sa famille « se prennent toujours en photo devant cette fresque de Casablanca au centre-ville de Chicago ».

« Le Maroc fait partie de notre histoire »

Un responsable du département de langue à l’ambassade américain à Rabat, Russell Barzyk, qui a rencontré au Maroc sa future épouse, se remémore cet étudiant marocain dont il avait fait la connaissance au Texas où M. Barzyk enseignait la langue anglaise, et qui « parlait du Maroc avec beaucoup de fierté et de nostalgie ».

Arrivé au Maroc il y a 17 ans sur insistance de son ami marocain, M. Barzyk travaillera à Tétouan en tant que professeur vacataire d’anglais dans le cadre d’un programme du Département d’État, avant de revenir au Royaume comme responsable du département de langue « pour ramener encore plus de professeurs d’anglais pour profiter de la même expérience ».

« Le Maroc fait partie de notre histoire personnelle et professionnelle. Y retourner nous donne toujours un sentiment merveilleux », conclut M. Barzik.

« C’est notre façon de rendre la pareille »

« Les étudiants viennent au centre de langue pour apprendre l’anglais de façon amusante, interactive et dynamique », note le directeur de l’American Language Center à Casablanca, Richard Martin, un natif de la ville de Flint, dans le Michigan, qui enseigne l’anglais. Richard s’enorgueillit d’avoir « introduit ce sentiment d’aventure à la classe à Tétouan, Fès, et Oujda -où j’ai inauguré le premier centre américain- puis à Casablanca ».

« Je pense que la glorification du résultat est une valeur très américaine, » tranche ce linguiste, qui dit prendre au sérieux cette valeur dans de l’achèvement d’un grand projet « que nous avons commencé concernant l’ouverture d’un centre américain des arts et de la culture de six étages au cœur de Casablanca », faisant savoir que les travaux de construction ont atteint le quatrième étage.

Sur la mise en place de cette nouvelle structure culturelle, M. Martin souligne qu’il s’agit là de « notre façon de rendre la pareille à la société et d’élargir le partenariat entre le Maroc et les États-Unis, que les 12 centres de langue s’emploient à renforcer davantage ».

Source :  map express  25/02/2020

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