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RABAT, MOROCCO - FEBRUARY 13: King Felipe VI of Spain (L) and King Mohammed VI of Morocco (R) attend the signing of bilateral agreements at the Agdal Royal Palace on February 13, 2019 in Rabat, Morocco. The Spanish Royals are on a two day visit to Morocco. (Photo by Carlos R. Alvarez/WireImage)

L’Espagne désamorce une crise avec le Maroc sur le Sahara

Quelques semaines après la suspicion espagnole de voir le Maroc délimiter ses frontières maritimes dans les provinces du sud, la réception de l’écrivain espagnol des droits sociaux Nacho Alvarez, une délégation du Front séparatiste Polisario, a éclipsé les relations entre les deux pays.

Alors que la colère marocaine s’intensifiait, le ministre espagnol des Affaires étrangères, de l’Union européenne et de la Coopération espagnole, Arancha Gonzalez Laia, a cherché à désamorcer la crise et à absorber la colère marocaine, via une publication sur Twitter et au nom du gouvernement espagnol, de sa « solidarité avec le peuple sahraoui ». Il a été exprimé par le ministre des Affaires étrangères Nasser Bouraita, lors de l’appel téléphonique qu’il a eu avec lui dimanche.

Arancha Gonzalez Laia a souligné que « la position de l’Espagne n’a pas changé en tant que politique d’État ». Elle a également souligné que Madrid ne reconnaît pas la « République sahraouie » et qu’elle « soutient les efforts du Secrétaire général des Nations Unies pour parvenir à une solution pacifique dans le cadre des résolutions du Conseil de sécurité des Nations Unies ».

De l’avis de Nawfal Al-Baamari, chercheur dans les affaires sahraouies, la position du parti << Budemos >> ne peut être dissociée de ce qui se passe aujourd’hui à Ceuta occupée, à la lumière des maigres résultats obtenus par le parti lors des dernières élections, en échange de son ambition de s’implanter dans la ville, ainsi que des mesures que le Maroc prend. Concernant la contrebande de moyens de subsistance, soulignant, dans des déclarations à « Al-Arabi Al-Jadeed », que « le parti essaie de faire pression sur le Maroc à travers le journal du désert marocain, et de le faire entrer en conflit avec le gouvernement espagnol ».

Selon le chercheur dans les affaires sahraouies, « la diplomatie marocaine doit être attentive à ce que Budemos prévoit, pour ne pas glisser dans une réaction négative au gouvernement espagnol, étant donné que le parti, qui tient le Maroc partie de la responsabilité de sa perte électorale à Ceuta occupée, Vous recherchez une aggravation des relations entre Rabat et Madrid au niveau politique.  »

Le chercheur a estimé que la présence de « Budimos » dans le gouvernement n’affecterait pas la politique étrangère espagnole, soulignant que la déclaration faite par le Premier ministre, Pedro Sanchez, pour gagner la confiance du Parlement espagnol, est une référence non seulement au Maroc, mais à de nombreux pays d’Amérique latine, Y compris ceux avec lesquels le parti Podemus est lié, qu ‘«il n’y a pas de changement de politique étrangère».

Alors qu’Al-Bamari estime que le message que le responsable du gouvernement appartenant à « Podimos » a tenté d’envoyer, à travers une réunion marginale avec les dirigeants du Polisario, sur l’agenda politique du gouvernement espagnol, « n’indique aucun changement dans la position officielle du gouvernement espagnol », Abdel Al-Fattah al-Fatihi, directeur du Center for Desert and Africa for Strategic Studies, est la capacité du parti à « faire une percée en faveur du Polisario, que ce soit aujourd’hui de sa position de parti au sein du gouvernement espagnol, ou s’il est dirigé à l’avenir ».

Le directeur du « Desert and Africa Center for Strategic Studies » a déclaré à « Al-Arabi Al-Jadeed » qu’il existe un contexte historique plus important que toute tendance politique du parti « Budemos », qu’il soit dans l’opposition ou au sein du gouvernement, notant que « cela ne peut en aucun cas affecter Sur les relations étroites entre les deux pays, et cela entrave leurs intérêts pragmatiques même s’il devient le chef du gouvernement espagnol.  »

Al-Fatihi a indiqué qu ‘ »il sera difficile pour Madrid de sacrifier de solides relations économiques, politiques et culturelles avec Rabat en faveur d’un cas dans lequel le temps s’est écoulé à un moment très antérieur ». De tout malentendu, surtout après que le Polisario ait tenté de faire de l’accueil une victoire politique et une percée dans les relations hispano-marocaines.  »

Le même porte-parole a conclu que « l’Espagne ne peut pas sacrifier aujourd’hui une voie avancée pour les relations bilatérales, en particulier aux niveaux économique et commercial, où Rabat a travaillé, depuis la crise financière du voisin du nord en 2008, pour fournir un soutien et un soutien, et ne peut pas non plus reculer devant les pratiques Politique historique, attestée par des documents récemment publiés, des services de renseignement américains concernant une solide coopération entre l’Espagne sous le règne de l’ancien roi Juan Carlos et de feu le roi Hassan II, afin d’affirmer le Sahara marocain avec l’aide américaine.

 

Note : Ce rapport est une traduction (en arabe) et une mise à jour du rapport du site Internet Afrique 2050

 

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