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Nouveau plan de paix en Libye par l’Egypte, le Maroc tient à l’accord de Skhirat

Le Maroc vient de réagir de manière indirecte à l’annonce par le président égyptien d’une nouvelle initiative d’un accord politique en Libye. Nasser Bourita a réaffirmé ce dimanche lors d’une conversation téléphonique avec son homologue du gouvernement d’union nationale libyen, Mohamed Taha Siala, que «l’accord politique signé dans la ville marocaine de Skhirat est la principale référence pour toute solution politique en Libye», indique le ministère des Affaires étrangères de Tripoli sur sa page Facebook.

Au cours de cette conversation, les deux chefs de diplomatie «ont souligné la nécessité d’une coordination et de consultations continues entre les deux pays», ajoute la même source.

Cet appel téléphonique intervient alors que samedi, le ministre tunisien des Affaires étrangères, Noureddine Erray, a abordé avec ses homologues du Maroc, de l’Algérie et de l’Egypte les derniers développements sur la scène libyenne.

Le président egyptien a fait part de sa volonté d’assurer à son allié le maréchal Khalifa Haftar une sortie honorable après les revers militaires à l’Ouest de Tripoli et dans la ville de Tarhouna. Ainsi, Abdelfattah Al Sissi a lancé, le samedi 6 juin au Caire, un nouveau plan de paix visant à instaurer un cessez-le-feu et constituer un nouveau conseil de la présidence ainsi que le démantèlement des milices armées. Une initiative qui devrait conduire à la signature d’un nouvel accord politique et tourner ainsi définitivement la page du processus de Skhirat, si décrié par Khalifa Haftar. Le ministre égyptien des Affaires étrangères, Sameh Choukry, a appelé son homologue marocain pour lui expliquer l’initiative d’Al Sissi.

L’appel téléphonique de Nasser Bourita avec Taha Siala est la première réaction du Maroc au plan annoncée par le président égyptien. Mais la position officielle du royaume sur ce sujet n’a pas encore été communiquée.

En revanche, l’Algérie a précisé qu’elle «se tient à équidistance des frères libyens ainsi que les efforts consentis à différents niveaux pour parvenir à un règlement politique, à commencer par un cessez-le-feu et le retour des belligérants libyens à la table du dialogue»,  rapporte l’ APSqui cite un communiqué des services de Sabri Boukadoum.

Le Maroc reconnait le gouvernement d’union nationale présidé par Fayez Al Serraj, issu de l’accord politique de Skhirat de décembre 2015.

 

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