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A l’ONU, Abdelmadjid Tebboune dénonce le retard de la nomination d’un successeur de Köhler

Le président algérien a de nouveau soulevé la question du Sahara occidental cette semaine, après son interview accordée à des médias algériens. Ainsi, dans son discours devant l’Assemblée générale des Nations Unies lors de sa 75e session ordinaire tenue en visioconférence mercredi, Abdelmadjid Tebboune a dénoncé les «obstacles» entravant le règlement de ce dossier.

 

«En ce qui concerne la question du Sahara Occidental, nous notons avec regret les obstacles connus de cette question qui empêchent son règlement, en particulier le blocage des négociations entre les deux parties du conflit et le retard dans la nomination d’un nouvel envoyé de l’ONU au Sahara Occidental.»

Abdelmadjid Tebboune

Pour rappel, c’est en maii2019  que l’ancien président allemand Horst Köhler, avait présenté sa démission de son poste d’envoyé personnel du secrétaire général des Nations unies pour le Sahara, évoquant des «problèmes de santé».

A l’ONU, le président algérien a aussi assuré que son pays appelle à «la mise en œuvre des résolutions pertinentes du Conseil de sécurité, en particulier la tenue du référendum sur l’autodétermination au Sahara occidental qui a été reporté depuis plus de 29 ans».

Dans son discours, Tebboune a présenté l’Algérie comme pays neutre dans le conflit, en appelant à «activer la voie des négociations entre les deux parties au conflit», en l’occurrence le Maroc et le Front Polisario. Mais le royaume insiste à inclure l’Algérie dans toutes ses pourparlers avec le mouvement séparatiste, la considérant comme «partie prenante» du conflit.

La nouvelle sortie médiatique du chef d’Etat algérien a été chaleureusement accueillie par les médias du mouvement séparatiste, partageant les extraits évoquant la question du Sahara.

Les alliés du Polisario accordent leurs violons

Devant la 75e session ordinaire de l’Assemblée générale des Nations unies, le Polisario a pu compter sur ses alliés qui ont également soulevé la question du Sahara occidental lors de leurs discours.

Mercredi, le président de la République de Namibie, Hage Geingob a réitéré le soutien «ferme» de son pays du Polisario. «Les Objectifs du développement durable (ODD) semblent comme des promesses vaines pour les peuples de Palestine et du Sahara occidental, qui sont toujours sous occupation. Ils ont déjà été abandonnés», a-t-il lancé, avant d’exprimer «l’espoir que la recherche et la nomination d’un envoyé spécial du Secrétaire général pour le Sahara occidental sera achevée le plus tôt possible».

Pour sa part, le président du Botswana, Mugwitsi Masisi a souligné la nécessité pour l’organisation internationale de «parvenir à la liquidation complète du colonialisme et de l’autodétermination pour tous les peuples».

Ces deux interventions ont été précédées par celle du président sud-africain .Mardi, Cyril Ramaphosa a appelé à «la fin de l’occupation illégale du Sahara occidental», mettant lui aussi cette question au même rang que le «droit du peuple palestinien à l’autodétermination». «Alors que nous célébrons l’anniversaire de la fondation d’une organisation vouée à la liberté et à l’égalité, les peuples de Palestine et du Sahara occidental vivent toujours sous occupation», a-t-il martelé.

A rappeler que l’Afrique du Sud siège jusqu’à fin décembre en tant que membre non-permanent au conseil de sécurité, qui abordera, dans les prochains jours, le dossier du Sahara avant d’adopter, en octobre, une nouvelle résolution sur le conflit.

source : yabiladi 25/09/2020

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