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Tunisie – Qui détient réellement les clés de la vanne d’Al Kamour ?

La vanne d’Al Kamour permet le pompage de l’or noir des entrailles du désert tunisien, pour l’acheminer vers les terminaux, à partir desquels il est échangé contre les devises vitales pour le pays. Cette vanne qui est à l’arrêt, depuis des mois, par la volonté de quelques protestataires qui ont décidé de défier l’Eta, et de négocier la libération du fluide noir contre l’obtention de nombreux avantages.

Cette fermeture de la vanne aura coûté, selon les propres termes du chef du gouvernement, quelque 800 millions de dinars. Alors que de l’autre côté, le gouvernement peine à mobiliser des fonds pour financer son reliquat de budget de 2020.

Sur ce plan, il faut reconnaitre que la marge de manœuvre du chef du gouvernement est très limitée, du fait que ces protestataires avaient, auparavant, reçu beaucoup de promesses non tenues, par les précédents gouvernements, qui en guise de gestion de la crise ont, tout simplement, cherché à la reporter pour la léguer à leurs successeurs.

Mechichi a, donc, très peu de choix sur ce dossier et se trouve obligé de chercher un compromis douloureux entre honorer les engagements de ses prédécesseurs, dans le plein respect du principe de la continuité de l’Etat et préserver les droits de ses concitoyens,notamment, leur droit absolu de bénéficier des richesses de leur pays.

Par contre, s’il y a quelqu’un qui pourrait détenir les clés de la vanne d’Al Kamour, c’est bien le président de la République, Kaïs Saïed.

Kaïs Saïed a, en effet, de par la Constitution, le pouvoir de résoudre ce problème en deux temps trois mouvements. Il n’est tenu par aucune promesse précédente faite aux protestataires, dans le sens de leur octroyer tel ou tel avantage et il ne faut pas oublier que, du fait que les zones de production minière et pétrolière sont classées zones militaires fermées, le président de la République, chef suprême des armées du pays, a toute la latitude d’ordonner à ses troupes d’évacuer ces sites, pour préserver l’intérêt national qui devrait primer sur toutes les autres considérations, et qu’il est tenu de préserver !

source : tunisie numerique __ 02/11/2020

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