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Des sénateurs américains pointent une «sévère répression» de la liberté d’expression au Maroc

Le projet de résolution, déposé par des sénateurs démocrates et républicains, évoque les cas des journalistes Taoufik Bouachrine, Ali Anouzla, Omar Radi et Soulaiman Raissouni ainsi que celui de l’historien Maati Monjib.

À l’occasion de la Journée mondiale de la liberté de la presse, des sénateurs américains des partis républicain et démocrate ont présenté, cette semaine, un projet de résolution visant à reconnaître «les menaces croissantes à la liberté de la presse et à la liberté d’expression dans le monde». Présenté par le sénateur démocrate Bob Menendez, elle vise à «réaffirmer le rôle vital que joue une presse libre et indépendante dans la lutte contre la menace croissante de l’autoritarisme, la lutte contre la mésinformation et la désinformation».

Soutenu par les sénateurs Tim Kaine, Ben Cardin, Chris Coons, Jeff Merkley et Chris Van Hollen (Parti démocrate) ainsi que Marco Rubio, Thom Tillis, Jerry Moran et John Cornyn (Parti républicain), le texte appelle aussi à «faire avancer le discours et le débat pour faire progresser des démocraties saines».

Le projet de résolution évoque plusieurs atteintes à la liberté de la presse aux États-Unis, mais aussi dont d’autres pays comme le Maroc. Ainsi, ses auteurs considèrent que «le Maroc a connu de sévères répressions de la liberté d’expression et des partisans d’une presse libre».

Il revient, dans ce sens, sur cinq cas, à commencer par Taoufik Bouachrine, arrêté en février 2018 «sur fonds de représailles liées à son journalisme» et qui purge une peine de 15 ans de prison. La résolution cite aussi le cas de Soulaiman Raissouni qui «a été arrêté pour des représailles similaires, inculpé en mai 2020 et purge une peine de 5 ans» ainsi que celui d’Ali Anouzla, journaliste et rédacteur en chef du site Lakome, qui a été arrêté à plusieurs reprises pour des accusations liées à son journalisme.

L’«inquiétude» des États-Unis des procédures judiciaires visant des journalistes

Le projet de résolution revient également sur le cas de Maati Monjib, «détenu en décembre 2020 pendant 3 mois pour des accusations de sécurité nationale et de fraude et reste soumis à des conditions restrictives de mise en liberté sous caution» ainsi que celui d’Omar Radi, arrêté pour soupçons d’espionnage en juin 2020 «peu après qu’Amnesty International a signalé que les autorités marocaines avaient piraté son téléphone et surveillé ses activités».

Le projet de résolution vise notamment à «condamner toutes les actions dans le monde qui répriment la liberté de la presse», à «demander la libération inconditionnelle et immédiate de tous les journalistes détenus à tort» et à «appeler le président et le secrétaire d’État à promouvoir le respect et la protection de la liberté de la presse dans le monde».

À rappeler qu’en mars 2022, le département d’État des États-Unis a exprimé de nouveau son «inquiétude» du processus judiciaire qui a conduit à la condamnation, en appel, du journaliste Omar Radi. Une deuxième réaction après celle exprimée, en juillet 2021, par le porte-parole du Département d’État américain, Ned Price. Le même mois, les États-Unis s’étaient montrés «préoccupés par la condamnation du journaliste Souleiman Raissouni, à cinq ans de prison ferme», affirmant que «le processus judiciaire qui a conduit à ce verdict contredit la promesse fondamentale du système marocain de la tenue de procès équitables pour les personnes accusées de crime».

Le secrétaire d’État américain Antony Blinken a déjà soulevé la question des droits de l’Homme, avec son homologue Nasser Bourita, à plusieurs reprises, notamment en novembre 2021 à Washington, le 28 juin 2021 à Rome ainsi que lors de l’appel téléphonique du 30 avril 2021.

source : yabiladi 04/05/2022

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