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La Tunisie et l’Egypte veulent porter les échanges bilatéraux à 500 millions de dollars

La 17ème session de la Haute Commission mixte tuniso-égyptienne commence aujourd’hui jeudi 12 mai 2022 après deux jours de travaux préparatoires pour soutenir la coopération économique bilatérale et atteindre l’objectif de porter le commerce entre les deux pays à un demi-milliard de dollars.

La présidence du gouvernement a annoncé aujourd’hui dans un communiqué que le Premier ministre de la République arabe d’Egypte Mustafa Madbouli, sera en visite de travail en Tunisie les 12 et 13 mai courant, accompagné d’une délégation de haut niveau de ministres et de responsables égyptiens pour participer aux travaux de la dix-septième session de la Haute Commission mixte tunisien-égyptienne.

Le communiqué indique que la cheffe du gouvernement et son homologue égyptien superviseront l’ouverture du Forum économique tuniso-égyptien avec la participation de représentants des patronats, et d’acteurs économiques des deux pays.

Depuis lundi, des préparatifs au niveau des experts ont été lancés à Tunis pour la 17e session de la Haute Commission tuniso-égyptienne, avec la présence d’une délégation d’experts égyptiens représentant 22 ministères et structures opérant dans différents secteurs.

Il s’agit, au fait, des secteurs de l’industrie, de l’habitat, des services publics, des communautés urbaines, de l’aviation civile, des communications, des technologies de l’information, du transport, de la planification et du développement économique.

Des experts égyptiens représentant également l’Autorité nationale des investissements, l’Académie nationale de formation et l’Autorité de sécurité des aliments, ont pris part aux travaux préparatifs.

La 17e session de la Haute Commission de coopération entre les deux pays aura lieu quatre ans après la 16e session, qui a été couronnée par la signature de plusieurs accords économiques et la mise en place d’un programme visant à porter le volume des échanges commerciaux entre les deux pays à au moins 500 millions de dollars (1500 millions de dinars).

La Haute Commission mixte a signé 16 accords, mémorandums d’accord, programmes et protocoles de coopération, notamment dans les domaines du tourisme, de la sécurité sociale, de l’artisanat, de l’emploi et de la formation, de la jeunesse, de la culture, de l’éducation et de la coopération financière.

Le secteur privé tunisien exige le lancement rapide d’une ligne de commerce maritime et la révision des lois sur l’investissement datant de 1989 pour faciliter la circulation des marchandises entre les deux pays par voie maritime en l’absence de sécurité sur les routes terrestres.

L’Union Tunisienne de l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat (Utica) appelle également à encourager les investissements en Tunisie et en Égypte et à travailler conjointement pour percer sur les marchés africains tout en œuvrant pour développer la coopération dans de nombreux secteurs, affirmant que le faible flux d’investissement entre les deux pays nécessite une plus grande coordination entre les deux pays pour relever les défis sécuritaires dans la région.

Selon les données officielles de l’Institut national de la statistique (INS) pour 2021, la  balance commerciale entre les deux pays est déficitaire pour l’Égypte, où l’Égypte est le troisième fournisseur arabe de la Tunisie avec des importations estimées à 754 millions de dinars contre des exportations tunisiennes ne dépassant pas 187 millions de dinars composées principalement des  phosphates, de l’huile d’olive et des dattes, tandis que les importations égyptiennes se composent essentiellement de produits pétroliers, de préparations alimentaires, de fruits et légumes pour globalement, environ 245 mille tonnes.

Les deux pays cherchent à augmenter la valeur du commerce à un demi-milliard de dollars, mais on considère que cet objectif est difficile à atteindre compte tenu de la situation économique difficile dans les deux pays et de la crise libyenne persistante, qui constitue un obstacle à la facilité de circulation des marchandises ainsi qu’à la perturbation de la ligne maritime directe.

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