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L’Égypte réduit ses prévisions de croissance de 6,4 à 5,5%

Le gouvernement égyptien vient d’abaisser le taux de croissance économique prévu de 6,4 à 5,5% au cours du prochain exercice 2022/2023, l’objectif pour le taux de chômage à 7,5-8% et l’inflation à 10.

En Egypte, les experts estiment que cette baisse est normale à la lumière des effets négatifs de la guerre russo-ukrainienne sur l’économie égyptienne. Le Dr Hala Al-Saeed, ministre égyptienne de la Planification et du Développement économique, a présenté au Parlement les principaux objectifs du plan pour l’exercice 2022/2023. Le gouvernement a élaboré des estimations du PIB à prix courants pour l’exercice 2022/23 qui est estimé à 9,2 billions de livres, soit une augmentation de 16 % sur l’année 2021-2022, selon un communiqué officiel.

Répercussions plus négatives

Le Dr Mostafa Madbouly, Premier ministre égyptien, a déclaré lors d’une conférence de presse internationale plus tôt cette semaine que l’impact de la guerre russo-ukrainienne sur l’économie égyptienne est estimé à environ 465 milliards de livres (25,5 milliards de dollars), notant que le tourisme russe et ukrainien représente 31% de l’économie égyptienne durant la période de juillet 2021 à janvier 2022.

De son côté, le Dr Rashad Abdou, directeur du Forum égyptien des études économiques, a déclaré que la réduction par le gouvernement égyptien du taux de croissance prévu au cours du prochain exercice budgétaire à 5,5 % résulte des attentes d’une baisse de ses revenus, y compris le tourisme, après l’arrêt des vols en provenance de Russie et d’Ukraine, qui représentent 30 % des recettes touristiques, tandis que la facture des dépenses d’importation de blé et de pétrole a augmenté.

Le responsable du Forum a souligné que l’Égypte n’avait pas, à elle seule, réduit le taux de croissance. En commençant par le Fonds monétaire international et la Banque mondiale, elle a revu à la baisse ses attentes concernant les taux de croissance dans le monde entier, y compris aux États-Unis d’Amérique, où le Fonds s’attend à ce que l’Amérique réalise une croissance de 2,2 %, et même la Chine (6%). Soulignant que la possibilité de la poursuite de la guerre russo-ukrainienne et l’évolution de la situation pourraient conduire à la poursuite de la crise économique et des répercussions plus négatives.

 

Source: L’économiste maghébin

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