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Les perspectives économiques de l’Egypte, menacées par le choix récent de l’OPEP+ de réduire sa production d’or noir

 Début octobre, l’OPEP a décidé avec ses alliés de diminuer son offre pétrolière de 2 millions b/j à partir de novembre prochain. Une décision « technique » qui suscite une vague de réactions partagées des Etats à travers le monde.

L’option de l’OPEP+ en faveur d’une stabilisation des cours globaux de l’énergie à travers notamment une réduction de l’offre de brut de 2 millions b/j à partir de novembre prochain, suscite les craintes de nombreux experts en Egypte.
Selon l’ancien vice-président de la compagnie publique du Pétrole EGPC, Medhat Youssef, le résultat recherché par l’OPEP qui est de maintenir le prix du baril de brut au-delà de 90 dollars, affecte sensiblement le budget de l’Egypte, fixé sur la base d’un prix du pétrole à 80 dollars le baril.
En effet, bien que le pays soit un producteur d’hydrocarbures, il importe environ 100 millions de barils de pétrole brut chaque année. L’Etat consomme également entre 38 à 40 millions de tonnes de produits pétroliers liquides par an, dont environ 8 millions de tonnes sont importées.
Si une tendance haussière des cours du brut devait s’observer au cours des prochains mois, les caisses publiques en souffriraient, souligne Youssef, en entraînant des répercussions directes sur les citoyens.
Les autorités égyptiennes espèrent atteindre, d’ici 2023, l’autosuffisance en produits pétroliers et dans ce cadre elles ont investi des fonds pour réduire la dépendance aux carburants liquides en augmentant le taux de véhicules fonctionnant au gaz naturel.
Certains experts pensent qu’en misant sur cet axe, l’exécutif pourrait minimiser l’impact de la décision de l’OPEP+ sur l’économie. D’après Ramadan Abulula, professeur d’ingénierie pétrolière à l’Université Ain Shams du Caire, un accroissement des volumes de gaz naturel exportés permettrait également de compenser la hausse attendue des prix du pétrole.

 

 

Source: Agence Ecofin

 

 

 

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